Le top film 2025 du Coach T.

Depuis qu’une de mes deux personnalités multiples, le Prof Patrick (je ne compte pas une ancienne toujours en sommeil, Super T. et la petite dernière qui reste tranquillement dans son placard, Geek Patrick) a pris le pouvoir et relégué l’ancienne dominante, le Coach T. dans l’arrière-cuisine, celui-ci a réagi en mode « puisque c’est comme ça, je vais aller au cinéma tant et plus !!! »

 Et c’est ainsi qu’après avoir vu en 2024 60 films, il est passé cette année, sans même chercher à battre des records, à un visionnage de 77 films. Nous parlons bien sûr uniquement de ceux vus au cinéma, ce qui explique qu’il n’y aura trace dans cette liste d’aucun film vu sur un plateforme, fussent-il aussi réussis que le Frankenstein de Guillermo Del Toro ou le dernier film de Catherine Bigelow, « A house of dynamite », tous les deux sortis récemment sur Netflix et d’excellente facture. Pas plus que le Coach T. n’a inclus  « Ferrari » de Michael Man, « Shirley, Visions of reality » de G. Deutsch (qui réussit le prodige de donner vie aux tableaux de E. Hopper), « the Whale » de Darren Aronofsky et l’extraordinaire « Here » de Robert Zemeckis, tous vus à la tévé.

Bon… Ceci étant dit, quel intérêt y-a-t-il à faire un top des films cinéma vus en un an ?

Aucun, si ce n’est de parler de soi !!! Car en fait, même si on peut jouer au cinéphile enculeur de mouche à la Télérama (ou pire, Les Cahiers du Cinéma…), la réalité est qu’au-delà de quelques évidences, chacun voit midi à sa porte en termes de films qui l’ont touché ou pas.

Et c’est donc ça qui est intéressant : ce que la liste dit de la personne qui l’a établie. Et la possibilité d’en tirer des pistes intéressantes, bref, d’agrandir sa carte du monde, comme dit le Prof Patrick à ses étudiants.

Donc, au menu de ce top 20, on trouvera 6 films français, 6 films des Etats-Unis, 2 films anglais, 2 films japonais, 1 film Chinois, 1 film Mexicain (pas récent), 1 film Iranien, et 1 film Norvégien. Et à ma grande surprise, je m’aperçois que seulement 9 de ces films ont été vu par le Coach T. aux 400 Coups, alors que c’est sur l’année 70 % de tous les films qu’il va voir là.

Morale de l’histoire : les 400 Coups ratent beaucoup de pépites, c’est bien dommage.

Enfin, dernière remarque avant de se lancer. Je n’ai vu les films du top 3 du Coach T. dans aucun autre top 3. On ne pourra pas l’accuser d’être « suiveur ».

Number one !!! La venue de l’avenir, de Cédric Klapish, France

On pourra se demander pourquoi diable c’est ce film en apparence “sympa sans plus” qui est number one cette année. La réponse est bien sûr dans la thématique centrale de ce film, qui n’est rien d’autre que la transmission, le leg d’un passé à la fois lointain et très proche. C’est une balade à la fois dans le présent et dans le passé pour présenter des descendants et la découverte de leur ascendance commune : une jeune femme qui part au début du 20e siècle retrouver sa maman à Paris.

Ce film est une merveille. L’intrication passé/présent est incroyablement bien menée, elle met en lumière la progression des personnages, la façon dont ils se construisent à travers les aléas de la vie, mais aussi la façon dont ils peuvent choisir de créer des liens, c’est magnifique !!!!

Number two… Egalité !!!

Damnation !!! Impossible de départager ces deux films !!!

Donc, les voici :

Le joueur de Go de Kazuya Shiraishi, Japon

L’histoire d’un ancien samouraï discrédité après avoir été accusé injustement d’un vol par son ancien seigneur. Il vit pauvrement avec sa fille et joue passionnément au go, dont il est un expert. Il va être calomnié, en même temps qu’il apprend la terrible vérité sur l’homme qui l’a fait accuser et il va se lancer dans sa quête de vengeance pour laver son honneur

Ce film est un Masterpiece !!

D’un grand classicisme dans la forme, une plongée dans le Japon du 18e siècle, je crois. Une merveille. Le jeu de go en toile de fond. Avec des scènes simples comme le plan sur la main du samouraï quand il pose sa pièce sur le jeu de Go : des siècles de philosophie… Chinoise !! sont concentrés dans ce geste (Plus modestement, 30 ans de Tai Chi pour ma part)

Puis on passe en mode “drame shakespearien” dans la 2e partie, quand l’ancien samouraï s’aperçoit que toutes les valeurs auxquelles il tenait ont été bafouées (étaient-elles une illusion ?), ce qui l’amène à un changement total.

Et aussi :

Escape from 21st century, de Li Yang, Chine

J’ai dû descendre à Lyon pour le voir. Je ne suis pas déçu…

Un film chinois…. qui défonce tout sur son passage !!!! Prenez Scott Pilgrim, d’Edgar Wright, ajoutez “Everything everywhere all at once” de D. Kwan et D. Scheinert, mélangez, poussez les pottards à “X 10”, et vous obtenez ce film Chinois…

Une histoire qui part sur un postulant délirant : trois jeunes Chinois de 18 ans tombent dans la mer (jetés par quelque voyous plus costauds qu’eux) polluée par de bizarres substances. Ils en ressortent avec un pouvoir… étonnant : quand ils éternuent, ils se retrouvent projetés dans leur propre corps, mais 20 ans plus tard !!! Et quand ils re-éternuent, ils reviennent dans leur corps de 17 ans !!

Je n’en dis pas plus. Une inventivité délirante, un rythme délirant, un humour délirant, une noirceur terrible, tout ça en même temps : les Coréens viennent de trouver un méchant Challenger avec le réalisateur Yang Li.

Et en plus, ce film dit des choses, de la jeunesse, du monde dont ils héritent. “Je n’aime pas ce monde d’adultes” disent les trois protagonistes qui naviguent entre 1999, où ils ont 18 ans, et 2019, où ils passent dans la peau d’eux-mêmes à 38 ans.

Une scène m’a fait pleurer de rire, quand ils essaient sans succès d’empêcher la mort dans un accident de vélo d’une femme Chinoise.

Et quand la fin arrive, j’ai senti (et toute la salle avec) une brusque montée d’émotion, tant le discours à ce moment est fort, et beau.

Et c’est là que j’ai compris qu’on a affaire à un film générationnel (le genre de film qu’on voit à 20 ans et dont on se souvient toute sa vie) … que quasiment aucun jeune Français n’aura vu !!!  

Enormissime

4e Place… Damnation !!! Encore une égalité !!!

Le Coach T. aurait-il du mal à trancher, en vieillissant ? Tant pis, respectons son grand âge…

Les fils de l’homme, de Alfonso Cuaron, Mexique

Bon, il s’agit d’un « classique » (sorti en 2006), revu à l’occasion d’une soirée Alternatiba aux 400 Coups. Film coup de poing, ultra-réaliste, à coup de plans séquences insensés, qui créent une immersion incroyable. Un monde dystopique en voie d’effondrement (qui est situé en… 2027 !!), militarisé, violent, où aucun enfant n’est né depuis 18 ans. Et voilà que le héros doit accompagner une femme noire, migrante, et enceinte…

Il y a des scènes d’une force incroyable dans ce film. La plus forte est sans doute le moment “christique” où tous les combats cessent à la vue de cette quasi “vierge Marie” avec l’enfant dans ses bras.

Film culte

Et aussi :

Les musiciens, de Grégory Magne, France

Voilà typiquement le genre de film qui peut générer des réactions totalement opposées. Une ex-collègue l’a vu…. et l’a détesté !!! Pas le Coach T….

C’est l’histoire d’un concert monté en mémoire de “papa” décédé par une riche héritière. Elle rassemble 4 musiciens (les acteurs sont de vrais musiciens, on le comprend très vite) qui jouent tous sur des stradivarius (Mazette, Marie-Chantal !!!). L’héritière veut leur faire jouer une composition d’un compositeur français un peu obscur. La préparation est une vraie foire, ils n’arrêtent pas de se chamailler. Derrière l’Art, les égo un poil surgonflés et les blessures plus ou moins dissimulées font des dégâts et menacent le projet. Au point que l’héritière, inquiète du foutoir, décide de faire venir le compositeur, un personnage lunaire, très taoïste sans le dire (comme tout vrai taoïste). Ils traversent problème sur problèmes, conflit sur conflit. Et c’est le baume de ce compositeur sur ces egos éruptifs qui va amener au miracle final de l’enregistrement dans une église….

Et on est comme faisant partie du quatuor, on ressent physiquement la joie de jouer, d’être ensemble, et on essuie les larmes qui coulent de nos yeux

Eblouissant

6e place : The life of Chuck, de Mike Flanagan, USA

Tiré d’une nouvelle de Stephen King que je ne connaissais pas. Et je suis sur le cul qu’il ait écrit ça, on est très loin de son univers habituel. Ça raconte en trois parties la vie de Chuck, en partant par la fin. Mais une fin spéciale que l’on comprend mieux quand on entend une phrase dite par l’instit au jeune Chuck : tu es une multitude. Et donc, quand Chuck meurt, c’est un monde qui meurt et on assiste à ça comme si c’était la fin du monde

Puis vient l’étape 2 quand il a vers 30 ans : la scène de la danse, extraordinaire de vie.

Et l’étape 1, quand il est enfant. L’échange avec l’instit est le genre d’échange qu’on n’oublie pas de toute sa vie, quand ça a la chance de nous arriver. Et l’appétit de vivre de Chuck, le fait qu’il se voit sur son lit de mort dans cette mystérieuse pièce de sa maison.

Un film incroyable d’audace, une merveille absolue

7e place : Différente, de Lola Doillon, France

Vu aux 400 Coups lors d’une diffusion organisée par une assoc de Villefranche d’aide aux personnes ayant des problèmes psy. C’est l’histoire d’une jeune femme qui a des manies bizarres et qui va découvrir qu’elle est autiste (TSA pour être plus précis). Ce film est un choc… si tant est qu’on soit concerné par le sujet…

Tout sonne juste, de A à Z

C’est LE film pour comprendre ce que sont les TSA

8e place : Freud, la dernière confession, de Matthew Brown, Royaume-Uni

Annoncé comme un film bavard et trop long (film tiré d’une pièce de théâtre), cette rencontre imaginée entre Freud (atteint d’un cancer de la mâchoire incurable) à quelques semaines de son suicide assisté et C.S. Lewis, l’auteur de Narnia est en fait passionnante. Le thème central est la croyance en dieu (Freud : non), mais plein de thèmes sont abordés : la relation despotique de Freud avec sa fille Anna F. La guerre et ses traumatismes, les traumatismes tant de Freud que de C.S Lewis (la première guerre mondiale, mais pas que). Ce film, magnifiquement interprété par Anthony Hopkins (Freud) et Matthew Goode (C.S. Lewis) est riche et plein d’humanité.

9e place : En boucle, de Junta Yamagushi, Japon

J’ai d’abord cru que c’était un film coréen, mais non, on est bien au Japon, dans une sorte de petite station thermale près d’un genre de temple, au bord d’un petit cours d’eau. On suit les membres et clients d’un petit hôtel touristique. Mais très vite, un problème surgit : tout le monde revit en boucle les mêmes 2 minutes !! Bref, c’est “un jour sans fin”, mais en 2 mn…

C’est positivement génial, jouissif, drôle, plein d’inventivité. Tout est réussi : le burlesque, les dérapages dans la colère, l’évolution finalement positive de tous les personnages, les tentatives pour comprendre ce qui se passe (chacun s’accuse et on accumule les fausses pistes). Le film est une suite de plans séquences où on suit principalement une des servantes.

Ce film m’a fait penser au film japonais “ne coupez pas” dont Hazanavicius a fait le remake, par son coté “célébration du cinéma, du plaisir de tourner, de jouer

C’est l’exemple même du “feel good movie”. On sort avec le sourire, on est heureux

10e place : Dossier 137, de Dominique Moll, France

Film de Dominique Moll, dont j’avais aimé sans plus le film précédent “la nuit du 12”, une histoire de serial killer vers Grenoble. Ce film raconte l’enquête d’une flic de la Police des Polices, l’IGPN, joué par Léa Drucker, après qu’un Gilet Jaune se soit pris une LBD tiré en pleine tête à 14 m de distance.

Film minutieux, procédural, qui décrit de façon ultra réaliste l’enquête.

… Et la façon dont l’affaire sera étouffée…

Terriblement révélateur d’un système de quasi-impunité dans la police

Magistral et édifiant

11e place : Dites-lui que je l’aime, de Romane Bohringer, France

C’est un film qui mélange scènes de fiction et documentaire, réalisé par Romane Bohringer qui raconte sa décision de faire un film à partir du livre de Clémentine Autain sur sa mère. Les deux femmes ont en commun d’avoir perdu leur mère vers 14 ans. On va assister à un cheminement croisé des deux récits. Celui de Romane B. va un peu plus loin, car elle doit en passer par une enquête pour reconstituer autant les origines que le cheminement de sa mère jusqu’à sa mort

C’est magnifique et bouleversant. Tout en étant plein de maturité, de retenue. Un film adulte dans le meilleur sens du terme

12e place : Presence, de Steven Soderberg, USA

L’histoire se passe à l’intérieur d’une maison du point de vue d’un fantôme, qui est coincé là sans se souvenir qui il était. Il sait qu’il a une mission à accomplir, mais il ne sait pas quoi. Il observe une famille de 4 personnes, dont deux grands ados. L’une est traumatisée par la mort de sa meilleure amie et elle va vite ressentir la présence du fantôme dans la maison. Le fils est un petit con, adulé par sa mère (qui ignore sa fille). Tout le long de ce film, on est dans la peau du fantôme, sorte de voyeur impuissant (Impuissant ?) Mais la fin du film part sur un twist qu’on ne voit pas venir. Et la révélation finale nous cloue sur notre fauteuil.

Film magnifique et bouleversant. Me voilà de retour dans mes traumatismes autour des fantômes et du sacrifice.

13e place : Weapons (les disparus) de Zack Cregger, USA

Voici un film estampillé « film d’horreur ». Genre constitué de 99 % de daubes infâmes, merdiques et minablement mercantiles. Le Coach T. déteste les films d’horreur… Mais il n’est pas à une contradiction près !! Il s’est donc précipité voir celui-ci. Voyons pourquoi :

C’est l’histoire de toute une classe de gamins d’école primaire (à vue de nez entre 8 e 10 ans) qui disparaissent en pleine nuit à la même heure en partant de chez eux et en courant, les bras bizarrement positionnés à l’horizontale. Evidemment, l’instit s’en prend plein la gueule, même si elle n’y comprend rien et est complètement paumée.

La bande annonce était intrigante. Le film est sensationnel !!!

Les premiers 3/4 d’heures sont classiques, mais c’est la structure du film, qui va se placer successivement du point de vue de différents personnages qui va faire son originalité et sa richesse.

La progression de l’histoire est parfaite. Le final horrifico-humoristique (par moments) est totalement réussi

Magistral ! On PEUT faire des films d’horreur de qualité !!

14e place : Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson, USA

Le nouveau P.T. Anderson, réalisateur Américain culte chez les cinéphiles. Cette année, j’ai rattapé Magniolia, Boogie Nights (achetés en Blue Ray) et There will be blood (vu la veille, emprunté à la médiathèque). J’avais vu il y a 3 ans Licorice Pizza, que j’avais beaucoup aimé aussi

Bref, un cador, PTA ; d’ailleurs, ce film est en tête d’un nombre impressionnant de top films de 2025, ce que je comprends parfaitement.

De quoi qu’y cause ?

Des Etats-Unis… d’aujourd’hui !!! Trumpiens !!! De la chasse par un militaire obstiné d’un activiste « rangé des voitures » depuis environ 15 ans.

Résultat : ce film avance sans un temps d’arrêt à un rythme effréné, mais pas du tout en mode “poulet sans tête” : au contraire, en maitrisant complètement l’histoire, la profondeur des personnages, le message politique de la violence omniprésente du gouvernement américain, de la nécessité d’une lutte armée si besoin, de la transmission de ces valeurs à la nouvelle génération… Quelle somme !!

Et les 4 personnages principaux sont tous incroyablement puissants et charismatiques : la mère, qui abandonne son mec et son bébé, est d’un charisme, avec un rayonnement sensuel/érotique dont on comprend très bien qu’il fasse péter les plombs à leur antagoniste (Le militaire, joué par Sean Penn, terrifiant et ridicule à la fois), le père, qui lâche la révolution et se planque pour élever sa fille (Léonardo DC, toujours irrésistible dans sa capacité à  incarner des personnages un peu à la dérive, un peu ridicules, mais qui ne lâchent rien), et la fille, qui se prend dans la gueule l’héritage parental en étant coursée par les services militaro-fascisants américains.

Un film à 100 à l’heure pendant 2 h 40, qui se finit par une course poursuite extraordinaire

Et un happy end avec une fille qui… est passée à la bataille suivante : l’héritage est transmis

15e place : 28 ans plus tard, de Dany Boyle, Royaume-Uni

Il y a des films… très attendus… Celui-ci, la suite annoncée de « 28 jours plus tard » et de « 28 semaines plus tard », sortis il y a 30 ans ( !!!), en faisait partie.

Rappel du contexte : nous sommes dans une Angleterre infectée et envahie de « zombies ». 28 ans ont passé, l’infection est restée finalement limitée au Royaume-Uni, qui fait l’objet d’une quarantaine totale de la part des autres pays. Que reste-t-il de ce pays 28 ans après ?

C’est de que va nous montrer Dany Boyle. Et le style toujours explosif et reconnaissable instantanément de Dany Boyle, c’est le pied !!!!

L’histoire est bien, solide, l’évolution de la société (et surtout des infectés) est intéressante. La thématique de la mère malade et de la quête du fils pour trouver un médecin est bien. Le médecin est top dans la construction de ce qui l’anime depuis 30 ans.

J’ai vraiment beaucoup aimé ; vivement la suite !!! (Qui sort ce mois de janvier !!!)

16e place : The insider (Black bag), de Steven Soderberg, USA

Non mais !!! Le Steven, alors que tout le monde en chie pour sortir un film tous les 3 ou 4 ans au mieux, il sort deux films en 6 mois d’intervalle !!! Trop fort…

Le pitch : Une agence gouvernementale américaine genre NSA s’aperçoit qu’un logiciel informatique très performant a été dérobé par un membre de l’équipe. On informe le héros (joué par M. Fasbender) que sa femme (Kate Blanchett) fait partie des suspects.

Il mène son enquête. L’histoire est bien machiavélique, mâtinée de coups montés. C’est une sorte d’enquête en huis clos entre 6 personnes, constitué uniquement d’acteurs sensationnels dans leurs rôles.

C’est génialement bien ficelé.

Brillant !!!

17e place : Valeur sentimentale, de Joachim Trier, Norvège

Après « une bataille après l’autre », l’autre film qui truste les 1e places dans de nombreux top films 2025 ; et là aussi, on le comprend et on respecte

Le pitch : un père réalisateur d’environ 70 ans revient à l’occasion de la mort de son ex-épouse et propose à une de ses deux filles, comédienne de cinéma, de jouer le rôle principal de son nouveau film (il n’a pas tourné depuis 15 ans). Elle l’envoie chier, vu son absence quasi totale pendant des années (Dans son rôle de père)

Il se tourne vers une jeune star de Hollywood, jouée par Elle Fanning, géniale dans ce rôle. Mais ça ne fonctionne pas

Et peu à-peu, on découvre l’arrière-plan de son film : son histoire et celle de sa mère, son suicide, mais pas que….

Le final est bouleversant.

Très beau film. Des performances d’acteurs/actrices à tomber. Machine à oscar, peut-être

18e place : un simple accident, de Jafar Panahi, Iran

C’est la dernière Palme d’Or de mai 2025, et c’est un film de l’Iranien Jafar Panahi. Celui-ci est interdit de filmer en Iran. Il filme donc clandestinement. D’où les plans très nombreux filmés dans une voiture et les autres dans des lieux fermés ou bien dans des zones peu fréquentées.

C’est l’histoire d’un homme qui pense reconnaitre le geôlier qui l’a torturé pendant plusieurs mois quand il a été arrêté. Il va pour l’enterrer vivant, puis il a un doute

Alors, il va voir d’autres victimes pour être plus sûr. Et l’histoire se déploie dans leurs pérégrinations. C’est vivant, souvent drôle, les personnages sont solides, chacun avec des personnalités différentes.

Un beau film, qui parle bien sûr de ce qu’est l’Iran d’aujourd’hui, qui déploie tout du long une réflexion morale, avec une partie finale très intense, filmée en plan séquence

Sans parler du plan final, magistral

19e place : l’homme qui rétrécit, de Jan Koonen, France

Chouette !! De la Science-Fiction !!! Le Geek Patrick frétille, enfermé dans son placard… Couché sale bête !!

C’est le remake du classique des années 50, tiré d’un roman du célèbre Richard Matheson.

Le pitch : un homme… rétrécit !!! Ça devient peu à peu problématique…

C’est un très beau film, très fidèle à l’esprit originel de l’histoire

Tout est réussi

Bravo !!!

20e place : Sing Sing, de Greg Kwedar, USA

L’histoire vraie des cours de théâtre dans la prison New Yorkaise de Sing Sing, avec un des deux rôles principaux tenu par le vrai protagoniste (et sa prestation est exceptionnelle), et la plupart des rôles secondaires idem.

Colman Domingo, le rôle principal, est prodigieux (il est nommé aux oscars 2025 comme meilleur acteur).

Un film qui prend le temps de nous “intégrer au groupe”, et alors, on en fait partie, et la dimension intérieure hyper forte commence à se répandre en nous.

C’est un film magnifique et bouleversant

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